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La Bresse & la Dombes, de la table au green !

16 mai 2023 579

Entre la Bresse et la Dombes, on passe souvent plus de temps à table qu’au practice ! Sur ces terres méconnues à tort, les golfs sont magnifiques entre le Gouverneur, la Bresse, la Sorelle et la Commanderie. Ils se complètent à merveille tandis que leurs tables rivalisent de saveurs, de plaisir. De quoi faire de l’Ain, une référence !


Sur les terres de la Dombes, le pays aux mille étangs, le Golf du Gouverneur évolue entre forêt et pièces d’eau. Sur ces terres sauvages, en 1989, Didier Fruchet a dessiné 45 trous entre le Breuil, le Montaplan et la Soche.

A la fin des années 90, la famille Dalloz, des Jurassiens impliqués dans la taille de pierres pour la joaillerie, déjà propriétaire du golf de la Bresse, a acheté le resort. Après des travaux de drainage, sablage, élagage, les parcours ont retrouvé leur éclat. Sur le Breuil, le point d’orgue se joue du 14 au 16, l’Amen corner de l’Ain, où le gazon se fond avec l’eau ! Sur le Montaplan, plus « sec », le jeu n’en est pas moins délicat. A la table d’Alexandre Porceillon, l’as du foie gras maison, du poulet fermier de la Dombes, des filets de colvert ou d’omble chevalier, il y a matière à perpétuer les émotions d’une journée de golf !

Depuis 1990, le Golf de La Bresse profite de la tranquillité d’une ancienne réserve de chasse.

Sur ces terres alternant les clairières à la forêt, parsemées d’une multitude d’étangs, les grenouilles et les oiseaux profitent du tracé de Jérémy Pern imaginé sur 90 hectares pour parader et nidifier en toute quiétude. Sur l’aller, les trous sont assez ouverts. Entre le 11 et le 12, au plus près d’un étang de deux hectares, le danger est omniprésent. Dans la foulée, le tracé se resserre dans la densité forestière. En revenant vers le club-house, le fairway du 18, séparé du 9 par une haie arborée, a belle allure. De quoi signer un dernier birdie avant de passer à table où, sur ces terres de bonne chère, le chef met les produits régionaux à l’honneur.

Entre la Dombes et le Bugey, le Golf de la Sorelle voyait le jour en 1991 sous l’inspiration de Patrick Jacquier. Depuis 2014 et son rachat par Philippe Venditelli, un homme d’affaires lyonnais, le club connaît une seconde jeunesse.

Sur un relief assez marqué, entre les zones boisées, quelques pièces d’eau et des greens bien défendus, le tracé a du caractère. Depuis le 10, le château de Richemont – une forteresse du XIIIe siècle – est en vue, tout comme un des derniers poypes de l’Ain – butte de terre rehaussée d’un habitat médiéval – depuis les départs du 3 et du 11. Mais l’essentiel se cache dans la bâtisse de briques du XVe siècle, rénovée, transformée en club-house et en hôtel de charme, face au parcours. La table de Florent Gourves est en harmonie avec le charme des lieux, à l’égal des yeux, les papilles se régalent.

Depuis 2009, le Golf de la Commanderie – un hommage aux Templiers des XIe et XIIe siècles -, inauguré en 1964 sur les terres du château de l’Aumusse, a belle allure avec ses nouveaux trous. Le tracé initial dû à Michael Fenn et Claude Soulés – ancien pro du club – s’est adapté aux contraintes urbaines.

Entre Mâcon et Bourg-en-Bresse, sur un terrain en pente douce, avec des petits greens, quelques hors-limites, des pièces d’eau et beaucoup d’arbres donnant du volume au tracé, la Commanderie est agréable même si le dessin n’est pas très long. Au restaurant du club-house, les verres trinquent allègrement ! Passionné de vins, Olivier Ballufin – le gérant du club – propose plus de 750 références de Beaujolais, de Bourgogne, de Côtes-du-Rhône, de Médoc, à des prix corrects. Une carte qui remplace bien des birdies…

Où séjourner ?

Quoi de plus agréable le matin que de sauter du lit au tee ? C’est le cas à l’Hôtel du Gouverneur**** dont les 53 chambres donnent sur les parcours, que vous logiez dans les anciennes écuries du château du Breuil ou dans l’aile plus contemporaine cernée de verdure. Depuis 2020 et l’arrivée de Laure Dalloz – la 3e génération familiale – à la direction générale du Domaine, l’accent a été mis sur les forfaits Golf incluant la nuitée, le petit-déjeuner et le green-fee valable sur les trois parcours du Breuil, de Montaplan ou de la Bresse, l’autre club du groupe Dalloz. Sortie de l’école hôtelière de Lausanne, Laure a voulu mettre en avant les atours du resort, au delà des 45 trous, et de ses abords. Les balades en vélo, les soirées musicales, le Parc des Oiseaux…, des activités qui ont créé de la dynamique sur le site. La table du club-house est commune à celle de l’hôtel, hormis au petit-déjeuner, un moyen de vivre son séjour en symbiose avec le parcours.

Le concept du « tout sur place » se vit également à l’Hôtel du Golf de la Sorelle***, un luxe, en tout cas un privilège dans ce cadre magnifique, derrière ces murs vieux de plus de 500 ans – propriété du Seigneur Gravagnosi au XVe siècle -, dans 12 chambres aux noms enchanteurs, Augusta, l’Île aux Cerfs, les Flamants roses, le château de Richemont… Entre les loisirs et le repos, la table a toute sa place ! Celle de Florent Gourves n’a aucun mal à séduire les palais gourmets. Si les incontournables régionaux, les grenouilles et les volailles, sont bien sûr à la carte, les viandes rouges et les poissons pêchés aux environs sauront également vous ravir, en salle ou en terrasse face au parcours.

Tourisme

Châtillon-sur-Chalaronne
Châtillon-sur-Chalaronne
Parc des Oiseaux
Parc des Oiseaux

Si Châtillon-sur-Chalaronne a fait la gloire de la Dombes au Moyen Âge, cette cité médiévale a su évoluer, se transformer tout en conservant son patrimoine historique. Aujourd’hui, lieu touristique, cette bourgade profite de ses atours, elle en est fière, elle entretient ses maisons à encorbellements, ses ruelles pavées, les met en valeur bien consciente de cette richesse issue du passé. Aux beaux jours, à la première heure du samedi, sous les élégantes halles – charpente de bois du XVe siècle -, le marché s’éveille.

Les étals prennent forme, se colorient du rouge des tomates, du vert des salades, du doré des oignons tandis que les poulets commencent à rôtir à la broche. A l’heure où les plus vaillants des marchands attaquent au petit blanc, le marché des volailles vivantes s’entend de loin. Dans leurs caisses ajourées, canards, poulets, oies attendent de changer de mains sous l’œil émerveillé des enfants. Le lieu est chaleureux, on s’y attarde, on y flâne, on en repart le cabas rempli de bons produits. Châtillon, c’est aussi une cité fleurie. Chacun décore son balcon, sa maison, la ville ses ponts enjambant la Chalaronne, un affluent de la Saône. Le spectacle est chatoyant au gré des jeux de lumière d’un ciel changeant. Séduits par le charme suranné de la ville, de nombreux artisans ont élu domicile dans d’anciennes maisons, idéales pour travailler et vivre sur place. Relieur de livres anciens, restauratrice de vitraux, créatrice de bijoux, céramiste, potier, forgeron d’art, ils sont abordables, parlent passionnément de leur métier et font vivre le village.

A Villars-les-Dombes, au cœur des étangs, le Parc des Oiseaux est un lieu unique pour observer des oiseaux du monde entier. Sur plus de 250 espèces d’oiseaux présents dans le parc, une soixantaine est menacée dans le monde. Depuis plus de 50 ans, sur 35 hectares, plus de 2000 oiseaux évoluent dans un parc créé par le docteur Jean Saint-Cyr, vétérinaire, pour protéger l’avifaune de l’Ain et sensibiliser les visiteurs à la fragilité des espèces. La vocation pédagogique du parc permet de s’approcher du métier de soigneur animalier. De la préparation des repas au nourrissage des oisillons et l’entretien des espaces de vie. Le parc est ouvert tous les jours, de début avril à la mi novembre.

Gastronomie

Si Lyon est considérée comme la capitale de la gastronomie française, elle le doit pour beaucoup à la notoriété de Paul Bocuse qui a su transmettre sa passion et son talent durant plus d’un demi siècle, mais aussi à la qualité de ses produits régionaux. L’Ain est une terre de gastronomie. Au chapitre des réjouissances culinaires, la volaille de Bresse tient la corde. Dès le XVIe siècle, elle est recensée dans les registres de Bourg-en-Bresse. En 1825, Brillat-Savarin, dans son ouvrage « La physiologie du goût », la considère comme la « Reine des volailles, la volaille des Rois ». Depuis 1957, son appellation est contrôlée par une association présidée par Georges Blanc, un homme qui sait la sublimer.

A sa table étoilée de Vonnas, son suprême de poularde de Bresse aux morilles et asperges accompagné d’un sabayon au vin jaune, met l’eau à la bouche rien qu’à l’énoncé. La poularde de Bresse « demi-deuil » de la Mère Brazier et de Paul Bocuse, truffée sous la peau avant cuisson, vaut également le détour du côté de Collonges-au-Mont-d’Or, l’antre de « Monsieur Paul ». Dans l’Ain, près de cent tables renommées travaillent la volaille de Bresse AOP. De quoi trouver son plaisir, à hauteur de ses moyens.

Là où la Bresse a sa volaille, la Dombes a ses grenouilles ! Les marais assainis au XIXe siècle ont créé une multitude d’étangs où les batraciens ont vite trouvé leurs repaires. Malheureusement, la surexploitation des grenouilles de la Dombes a eu raison de leur chasse, interdite depuis 1980.

Si les petites bêtes viennent désormais de plus loin, en attendant que la raniculture – élevage des grenouilles – ne trouve sa place en Dombes, les recettes de grand-mère demeurent pour le bonheur des fines gueules. Impossible de traverser la Dombes sans se mouiller les doigts dans une poêlée de grenouilles en persillade ! Farinées, les cuisses de grenouille sont dorées dans un beurre clarifié, avant d’être mijotées à la poêle, accompagnées d’ail et de persil. Face à la force du condiment, un blanc sec est recommandé pour accompagner le plat. Entre la vallée de la Loire, la Bourgogne, le Jura et l’Alsace, de nombreux cépages viennent aisément relever la texture un peu grasse de la chair, tout en résistant à la persistance de l’ail. De quoi se régaler d’un plat simple à préparer, convivial puisque partagé et à un coût plutôt raisonnable.

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