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Rencontre avec Antoine Marical : découvrez comment il réinvente le Golf de Pontarlier

3 mai 2026 150

Parler de Pontarlier, c’est plonger dans les multiples vies de son directeurs Antoine Marical : ancien skieur de haut niveau, entraîneur, brasseur, directeur technique d’ESF… Autant d’expériences qui se retrouvent dans sa gestion du golf.

Propos recueillis par Arnaud Blanc

  • Directeur depuis avril 2025, vous connaissez le golf de Pontarlier depuis 2018. En quoi est-ce utile dans votre mission ?

    Cela m’a permis de connaître les deux « ères » du golf. Avant, il y a plus de dix ans, c’était peut-être un peu trop festif. C’était très convivial mais le jeu passait un peu au second plan. Et la période plus récente était à l’opposé : l’accent était mis que sur l’aspect sportif et les personnes n’ont plus pris le temps de rester après leur partie. Aujourd’hui, j’essaie de trouver un juste milieu. Donc depuis mon arrivée, je vais beaucoup vers les joueurs pour qu’ils me racontent leur partie, pour leur proposer de rester profiter de notre carte et leur rappeler que cet esprit est aussi ce qui fait le golf. On a donc revisité un peu la terrasse pour avoir plus de soleil et on a créé une petite carte de tapas faites maison par la cheffe, de bonne qualité et plus nutritive. Ça encourage un peu plus à rester qu’une simple planche de charcuterie-fromage.

  • D’où viennent vos inspirations pour développer cette facette du golf ?

    D’un peu partout. J’ai beaucoup d’idées, j’adore l’événementiel et l’ambiance de fête. Et il y a mes expériences passées. En tant que skieur professionnel, j’ai pu voir ce qui se faisait ici et là, comme en Autriche, où les événements après-ski sont très différents de la France par exemple.

 J’ai aussi passé dix ans à Courchevel en tant que directeur technique de l’ESF et là-bas, ils sont très forts pour l’animation, les ambiances de fin d’après-midi. Je m’en suis inspiré pour les premières idées mises en place à Pontarlier ainsi que d’autres choses qui viendront ensuite. En tout cas, je m’intéresse beaucoup aux stations de ski pour ce qui est de la restauration ou la fidélisation des clients.

  • Comment est-ce que le golf s’est initié dans la vie d’un skieur professionnel ?

    J’ai commencé à jouer en 2013, je crois, lorsque j’étais encore en équipe de France. C’était le début de la mode du golf dans le ski, une période qui a également vu l’arrivée des préparateurs mentaux. On développait petit à petit la gestion des temps de concentration. Et le golf me semblait être le sport le plus proche du ski sur ce plan : des phases très courtes mais intenses de concentration, entrecoupées de moments de relâchement. De là, l’idée d’avoir un jour mon propre golf est devenu un objectif de vie. J’avais même étudié les documents de la ffgolf pour créer un golf : un cahier des charges de 70 pages ! Je n’ai pas encore acheté les terrains mais le projet est toujours là. Et l’occasion s’est récemment présentée de reprendre la direction de Pontarlier donc je me suis lancé.
  • Malgré une pratique plus tardive et un cursus atypique, vous semblez déjà maîtriser beaucoup d’éléments de la gestion d’un golf. Comment vous expliquez cela ?

    De part ma carrière sportive et une courte expérience dans la création de ma propre brasserie - contrecarrée par la période Covid - j’ai développé de nombreuses compétences. La restauration, la gestion humaine, l’événementiel, et puis tout simplement le ski… ces deux milieux se ressemblent plus qu’on ne croit. Donc ça m’a aidé. Et après il y a la passion. Par exemple, ça ne me plaisait pas d’avoir un par 69 donc je voulais absolument passer le parcours en par 70. Un soir, je suis allé repérer un peu les bouts de terrain qui permettraient de pouvoir allonger un trou et j’ai eu l’aval du propriétaire immédiatement. C’est ce que j’aime ici : j’ai une idée, je fonce. Ça permet de mettre les projets en place.
  • Justement, comment vous organisez-vous dans la gestion des projets au sein d’un golf de montagne qui connaît une fermeture hivernale ?

    On pourrait penser que c’est une contrainte mais finalement c’est une période très utile. Car c’est là que je prépare toute la saison suivante. Ça me permet d’être lucide, de planifier. Si le golf restait ouvert, je ne pourrais pas tout gérer. J’ai deux jardiniers à l’année qui contribuent à ce que l’entretient du terrain continue d’avancer sans que je m’y attelle. En revanche, pour l’accueil et la restauration, je travaille avec des saisonniers : donc je les recrute en hiver pour être prêt pour la réouverture, généralement en avril ou mai… selon les tombées de neige. C’est donc une partie intégrante de ce projet qui m’amine complètement.

Golf de Pontarlier
25300 Pontarlier
www.golfdepontarlier.fr
contact@golfdepontarlier.fr
+33 3 81 39 14 44

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