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Nouveau directeur de l’Écogolf Ariège depuis janvier 2026, Gaël Chimbaud met en lumière l’importance d’arriver dans un club avec des idées en phase avec les ambitions collectives.
Propos recueillis par Arnaud Blanc
Que représente pour vous le rôle de directeur ?
C’est un magnifique rôle, qui n’est jamais le même selon le golf où on l’exerce. En passant de La Roche-Posay à ici, l’Écogolf Ariège, j’enrichis mon expérience. Je passe d’un golf avec 100 membres à un club de 450 membres. Donc tout est différent : la dimension sportive, l’enseignement, la vie de club, le terrain, le restaurant. Et c’est ça le rôle de directeur : gérer tous ces aspects. Après, chacun le fait à sa manière. À titre personnel, je porte un intérêt particulier au fait de partager ma passion pour ce sport à travers la dimension humaine, que ce soit aux équipes ou aux golfeurs. Dans ce métier, on ne peut bien travailler que si l’on n’est pas passionné par ailleurs. Et si on le fait bien, on laisse quelque part une trace dont la meilleure reconnaissance est, lorsque en partant, les gens vous disent qu’ils auraient aimé que vous restiez.
Quel a été votre rapport au golf pour arriver jusqu’à ce poste ?
J’ai longtemps travaillé dans l’industrie, notamment dans la fabrication d’appareils de mesure destinés à diffèrents secteurs, comme le pharmaceutique, le nucléaire ou l’agroalimentaire. Mais en parallèle, le golf a toujours été une passion ancienne, même si je ne suis pas un grand joueur. Ce qui m’a toujours attiré, c’est davantage l’environnement golfique, la biodiversité, la vie de club, plutôt que la compétition pure. J’ai intégré l’Académie Internationale des Métiers du Golf en 2020 pour me former à la direction de Golf. Après un passage au Château des Vigiers et au Domaine de Rochebois, j’ai rejoint La Roche-Posay pendant trois ans, avant d’arriver ici en janvier 2026.
En tant que nouveau directeur, vous avez également connu une première fois avec ce parcours. Qu’est-ce que vous vous êtes dit en le découvrant ?
J’en avais entendu parler il y a quelques années, mais j’en suis vraiment tombé amoureux lorsque je suis venu en « client mystère » avant la reprise du golf. Et j’ai trouvé le lieu magique et atypique. On voit souvent des structures urbaines ou forestières, mais ici on a à la fois la montagne, la forêt et le calme. Les roches apparentes participent beaucoup à cette identité aussi. Ce n’est pas quelque chose que l’on voit partout ailleurs. Elles apportent un charme particulier, même si, sportivement, elles peuvent parfois être exigeantes. Et puis, cette démarche biodiversité m’a beaucoup intéressé. On n’est pas encore dans l’excellence absolue, mais il y a une vraie volonté de s’en approcher, notamment avec l’objectif d’obtenir le label fédéral Or à terme. C’est ce mélange entre la complexité du jeu et la complexité de la gestion environnementale, avec l’adaptation permanente à la nature, qui rend le projet passionnant.
La sensibilité environnementale est évidemment prépondérante à l’Écogolf Ariège ; est-ce impérativement un prérequis en tant que directeur ?
C’est même indispensable. Au golf de La Roche-Posay, j’étais déjà tourné vers ce sujet puisque la question de l’eau et des ressources était déjà centrale. La source thermale se situe sous le parcours. Il y avait de nombreux sujets de développement, comme ici. La seule donnée qui change est la dimension puisque je passe à une structure plus importante avec une volonté départementale affirmée. Cela implique que l’éco-responsabilité ne se limite pas au parcours. Le practice, le restaurant, les pratiques quotidiennes, tout compte. Le travail va consister à perpétuellement assurer les besoins de la structure tout en optimisant la diminution des consommations en eau et en énergie, notamment.
Quels étaient vos objectifs en arrivant à l’Écogolf Ariège ?
On ne construit rien seul. On peut certes porter une vision, mais si elle n’est pas partagée, elle ne fonctionne pas. D’où l’intérêt de nouer rapidement une confiance avec l’ensemble du club. Ce golf a déjà une histoire et je souhaite m’inscrire dans la continuité du travail de mes prédécesseurs, en particulier sur le développement de l’éco-responsabilité et sur l’objectif du label Or. Mais je veux aussi développer le golf vers l’extérieur sans oublier cet esprit de convivialité. Nous sommes dans un territoire où la densité de golfeurs est faible, mais il existe des villes proches qui peuvent nous apporter de nouveaux pratiquants. Cela passe par des initiations, des offres entreprises, une ouverture plus large.
Ecogolf Ariège Pyrénées
Unjat
09240 La Bastide-de-Sérou
accueil@ecogolf-ariege.fr
+33 5 61 64 56 78
www.ecogolf-ariege.fr
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